Le vingtième édition du magazine, conçu par Maurizio Cattelan et Pierpaolo Ferrari, nous dévoile vingt-neuf mises en scène tantôt oniriques, tantôt cauchemardesques. Ce numéro présente une série de photographies à la fois choquantes, humoristiques, absurdes et transgressives, mettant en lumière n...
Le vingtième édition du magazine, conçu par Maurizio Cattelan et Pierpaolo Ferrari, nous dévoile vingt-neuf mises en scène tantôt oniriques, tantôt cauchemardesques. Ce numéro présente une série de photographies à la fois choquantes, humoristiques, absurdes et transgressives, mettant en lumière notre fascination actuelle pour les images.
Le dessin
L’italien Maurizio Cattelan aime la dérision et susciter la polémique en créant des œuvres destinées à interpeller le public. Formé de façon indépendante, il commence sa carrière à la fin des années 1980. Ses œuvres, qui prennent forme à partir d'objets et de personnes du monde réel, sont le résultat d'une opération irrévérencieuse contre l'art et les institutions. Cattelan ouvre sa propre galerie new-yorkaise, la Wrong Gallery, espace où rien ne se vend et qui demeure fermée de façon permanente. Cattelan crée des œuvres qui font toujours scandale et donnent lieu à toutes sortes d'interprétations, jusqu'à mettre en cause la religion et le sacré, comme La Nona Ora, sculpture qui représente une effigie, en cire et grandeur nature, du défunt pape Jean-Paul II terrassé par une météorite. Sa sculpture « LOVE » exposée sur la Piazza Affari à Milan depuis 2010 provoque les habitants et remet en cause l’histoire de cette place de la finance par un simple geste (doigt d’honneur).
Le musée Guggenheim de New York a présenté en janvier 2012 une rétrospective de son œuvre sur 21 années, intitulée « Maurizio Cattelan: All ». En juin 2010, il lance le magazine semestriel Toiletpaper avec le photographe Pierpaolo Ferrari contenant des images pleines d’humour et de fantaisie. Toiletpaper est désormais une marque déclinant ses images kitsch en objets de décoration et marque de vêtements.