Cette maroquinerie applique les photographies de Toiletpaper sur du simili cuir, matière que l'éditeur désigne sous le terme leatherette. Le choix n'est pas neutre : une surface lisse et non tissée restitue l'image comme une impression, sans la trame ni la déformation qu'un textile lui ferait sub...
Cette maroquinerie applique les photographies de Toiletpaper sur du simili cuir, matière que l'éditeur désigne sous le terme leatherette. Le choix n'est pas neutre : une surface lisse et non tissée restitue l'image comme une impression, sans la trame ni la déformation qu'un textile lui ferait subir. Deux gabarits coexistent. Le cabas mesure 42 centimètres de large sur 7,5 de profondeur et 69 de haut, format vertical à anses longues, porté à l'épaule. Le sac à dos fait 33 sur 18,5 pour 43 centimètres de haut, avec bretelles réglables et fermeture à glissière sur un compartiment principal doublé, à titre indicatif. Les mêmes images, serpents, rouges à lèvres, Seagirl, circulent d'un gabarit à l'autre, ce qui permet d'apparier un sac et un cabas.
L'éditeur détaille la composition de ce simili : du PVC sur un support polyester. C'est ce qui explique le rendu de l'image, une surface fermée, sans pores, où l'encre ne se diffuse pas, et c'est aussi ce qui en fait un sac qui s'essuie plutôt qu'il ne se lave. Seletti range ce cabas dans ce qu'il appelle le Travel Kit, et non dans ses accessoires de ville : le même décor Seagirl est décliné au tarif sur le sac à dos, sur le sac de voyage et sur la valise à roulettes, de sorte que les quatre pièces forment un jeu complet, ce que seuls Snakes et Regimental Shit permettent aussi, Lipsticks Black n'ayant pas de sac de voyage au tarif.
D'où vient le décor
Seagirl est l'un des quatre décors du cabas, aux côtés de Lipsticks Black, Snakes et Regimental Shit, et tous les quatre partagent le même gabarit : le seul choix est celui de l'image. Celle-ci sort, comme toutes, d'une page de Toiletpaper, le magazine de Maurizio Cattelan et Pierpaolo Ferrari dont Seletti édite les images depuis des années ; elle ne se limite pas à la maroquinerie, puisque le tarif la référence aussi sur un plateau de mélamine. Le principe est toujours le même, et il ne se devine pas sur une photo de produit : ce n'est pas un motif dessiné pour un sac, c'est une photographie posée sur un sac.