Magna Graecia est une collection de terre cuite dessinée par Antonio Aricò pour Seletti et présentée à Maison&Objet en janvier 2023. Le nom renvoie aux cités grecques du sud de l'Italie, et les pièces en reprennent le vocabulaire : chapiteau, frise à méandres, vague, bustes antiques, amphore ...
Magna Graecia est une collection de terre cuite dessinée par Antonio Aricò pour Seletti et présentée à Maison&Objet en janvier 2023. Le nom renvoie aux cités grecques du sud de l'Italie, et les pièces en reprennent le vocabulaire : chapiteau, frise à méandres, vague, bustes antiques, amphore à scènes de combat. Aricò a retenu la terre cuite pour ce qu'elle a d'ordinaire, « un matériau en apparence très pauvre, avec lequel on peut faire de la magie », dit-il à designboom, et pour sa couleur nue et l'irrégularité de ses épaisseurs, qu'il revendique au lieu de les corriger. Les pièces sont formées sur des moules faits main, ce qui explique qu'aucune ne soit tout à fait identique à sa voisine : la teinte et l'état de surface varient d'un exemplaire à l'autre. Le designer les destine autant à une terrasse, un jardin ou une véranda qu'à un salon ou une entrée. Seletti ne publie en revanche ni indication d'émaillage, ni tenue au gel, ni étanchéité : pour un usage extérieur, un emplacement abrité reste la solution prudente. Toutes les pièces de la série partagent la même terre, ce qui permet de les rassembler sans se soucier des écarts de finition.
Ce tabouret-ci en est la version rose. La forme ne change pas, la tête sert d'assise, le socle cannelé de pied, seule la teinte est posée sur la terre cuite. Cotes : L 33 × P 31 × H 45,5 cm.
Trois finitions coexistent sur ce modèle : la terre cuite nue, le bleu et le rose. Le rose et le bleu sont vendus au même prix, la terre cuite nue un peu moins cher.
D'où vient le dessin
La Grande-Grèce désigne les cités fondées par les colons grecs sur les côtes du sud de l'Italie et en Sicile à partir du VIIIe siècle avant notre ère. Aricò, né et installé en Calabre, y puise motif par motif : le vase Dorico cite l'ordre dorique, le vase Greca la frise à méandres, le vase Onda le tracé de la vague, les statues renvoient aux bronzes de Riace, et les vases à tête reprennent la tradition des têtes de la céramique de Caltagirone. Le chapiteau, lui, ne surmonte plus rien : il sert de socle ou de sellette. L'ensemble forme un répertoire archéologique traité sans solennité, que l'éditeur revendique comme une ironie contemporaine.